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Fenêtres anti-effraction : vitrage, quincaillerie et classes de résistance

La fenêtre cède rarement par le vitrage. Elle cède par la quincaillerie. Comprendre où se situe la faiblesse évite d'investir dans le mauvais composant.

Home Forteress 2 min de lecture

Par où cède réellement une fenêtre ?

Dans la grande majorité des cas, l'intrus n'attaque pas le vitrage : il force la quincaillerie. Un tournevis inséré entre l'ouvrant et le dormant suffit à déboîter les points de fermeture d'une fenêtre standard.

Casser un vitrage fait du bruit, laisse des traces et blesse. Forcer une crémone est silencieux et rapide. C'est pourquoi une fenêtre au double vitrage épais mais à la quincaillerie ordinaire n'offre aucune résistance.

La règle : le vitrage protège contre le bris, la quincaillerie protège contre le levier. Les deux sont nécessaires, et le second est le plus souvent négligé.

Ce que fait vraiment le vitrage feuilleté

Un vitrage feuilleté est composé de plusieurs feuilles de verre assemblées par un ou plusieurs films intercalaires. Sous impact, le verre casse mais les morceaux restent solidaires du film.

Ce qui protège n'est donc pas la résistance au choc, mais le fait que l'ouverture ne se dégage pas : l'intrus doit découper le film, ce qui prend du temps et fait du bruit.

Les vitrages de sécurité sont classés selon la norme EN 356, distincte de l'EN 1627 qui porte sur la fenêtre complète. Un vitrage performant monté sur une menuiserie faible ne donne pas une fenêtre performante.

Les composants d'une fenêtre réellement résistante

  • Points de fermeture multiples répartis sur toute la hauteur, avec galets champignons qui s'agrippent aux gâches.
  • Gâches renforcées vissées dans le dormant, pas simplement clipsées.
  • Poignée verrouillable, qui empêche la manœuvre après perçage du vitrage.
  • Paumelles anti-dégondage côté charnières, point systématiquement oublié.
  • Vitrage feuilleté classé selon EN 356.
  • Fixation du dormant dans un support sain, avec pattes de scellement adaptées.

Quelle classe viser selon l'ouverture ?

Le détail des classes est expliqué dans notre article sur la norme EN 1627.

Rénover ou remplacer ?

Le remplacement complet de la menuiserie est la solution la plus efficace, mais aussi la plus coûteuse. Deux alternatives existent selon l'état de l'existant.

Le renforcement de la quincaillerie sur une menuiserie saine : remplacement de la crémone, ajout de gâches renforcées et de paumelles anti-dégondage. Rapport coût sur efficacité souvent excellent.

La protection extérieure par volet roulant de sécurité ou grille, qui traite l'ouverture sans toucher à la menuiserie.

Le choix dépend de l'état du dormant, du nombre d'ouvertures et du budget global. Voir notre gamme de fenêtres anti-effraction.

Questions fréquentes

Le double vitrage protège-t-il du cambriolage ?

Non. Le double vitrage est une performance thermique. Seul le vitrage feuilleté, classé selon EN 356, apporte une résistance au bris.

Un film de sécurité posé sur une vitre existante suffit-il ?

Il retarde le bris mais ne traite pas la quincaillerie, qui est le point de rupture le plus fréquent. C'est un palliatif, pas une solution.

Quelle différence entre EN 356 et EN 1627 ?

EN 356 classe la résistance du vitrage seul. EN 1627 classe la fenêtre complète, vitrage, menuiserie et quincaillerie assemblés.

Faut-il protéger les fenêtres d'étage ?

Oui dès qu'elles sont accessibles depuis une toiture, une terrasse, un balcon voisin ou un échafaudage. C'est une voie d'accès fréquente et rarement traitée.

Sources consultées

  1. Norme NF EN 1627Résistance à l'effraction des fenêtres et blocs-portes, classification.
  2. Norme NF EN 356Vitrage de sécurité, essais et classification de la résistance à l'attaque manuelle.
fenêtrevitrage feuilletéquincaillerieEN 1627

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