Normes
Norme EN 1627 : les six classes de résistance à l'effraction expliquées
Une porte « blindée » n'est pas une porte certifiée. La norme européenne EN 1627 mesure la résistance en temps et en outils, et c'…
Prévention
211 600 logements cambriolés en une année. Derrière ce nombre, des tendances plus utiles que le chiffre lui-même pour décider comment protéger son domicile.
Le Service statistique ministériel de la sécurité intérieure, le SSMSI, publie chaque année le bilan des faits enregistrés par la police et la gendarmerie nationales. Pour 2025, il recense 211 600 cambriolages de logements en France, un niveau comparable à celui de l'année précédente.
Ce nombre mérite d'être manié avec précaution. Il compte les faits enregistrés, c'est-à-dire ceux qui ont donné lieu à une plainte. Les tentatives qui n'aboutissent pas, celles que la victime ne signale pas, ou les effractions sans vol constaté échappent en partie au décompte.
Rapporté à l'année, cela représente environ 580 cambriolages de logements par jour, soit un toutes les deux minutes et demie.
Après le pic historique atteint au milieu des années 2010, le nombre de cambriolages s'est installé sur un plateau élevé. La stabilité observée en 2025 signifie surtout que rien ne s'améliore.
Deux épisodes expliquent les variations récentes. Les confinements de 2020 ont mécaniquement fait chuter les chiffres : un logement occupé en permanence n'est pas une cible. Dès la levée des restrictions, la courbe est repartie pour retrouver son niveau antérieur.
La leçon est instructive. Ce qui fait baisser les cambriolages, ce n'est pas la dissuasion générale, c'est l'occupation effective du logement. Autrement dit, l'absence reste le principal facteur de risque.
Les absences prolongées et prévisibles concentrent le risque : vacances scolaires, ponts, fêtes de fin d'année, week-ends de départ.
Un logement qui présente des signes visibles d'inoccupation sur plusieurs jours devient une cible privilégiée : courrier qui déborde, volets fermés en permanence, absence de lumière le soir, colis laissés devant la porte.
Le cambriolage reste une infraction peu élucidée. Les auteurs sont rarement identifiés, et les biens volés très rarement retrouvés.
Cette réalité déplace le curseur. Miser sur la réaction, c'est-à-dire sur le fait d'être alerté puis indemnisé, revient à accepter la perte. La logique qui protège réellement est celle qui empêche l'intrusion d'aboutir.
C'est la différence entre un système qui prévient et un dispositif qui résiste. Une alarme signale une intrusion en cours. Une barrière physique certifiée fait perdre du temps à l'intrus, et le temps est le seul facteur qui le fait renoncer.
Longtemps associé aux zones urbaines denses, le cambriolage concerne aujourd'hui aussi bien les villes que les communes rurales. L'Île-de-France, Provence-Alpes-Côte d'Azur, l'Occitanie et les Hauts-de-France concentrent les volumes les plus élevés, mais les écarts entre territoires se resserrent.
Les résidences représentent la très grande majorité des faits enregistrés, loin devant les locaux professionnels. Le domicile reste la cible principale.
Les chiffres ne disent pas quel équipement acheter. Ils disent trois choses utiles.
Reste à savoir par où un intrus entrerait chez vous. C'est précisément l'objet d'un diagnostic sur place, qui identifie les points faibles réels d'une habitation plutôt que d'appliquer une recette générale.
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